L'Anse de Tabatière

L'Anse de Tabatière

L'Anse de Tabatière

Vue du belvédère de l'Anse de Tabatière, au coucher du soleil.

Juste au moment où je me croyais adapté aux attaques incessantes des moustiques, ceux-ci ont semblé redoubler de voracité vers la fin de journée, alors que j'essayais d'ingurgiter un pauvre petit sandwich. C'est alors que je tentais de négocier à haute voix un pacte de non-agression auprès des moustiques que, contre toute attente, surgirent les premiers humains rencontrés en trois jours... J'ai dû passer pour un timbré!

Néanmoins, les six randonneurs originaires de Granby, ne semblèrent pas trop s'arrêter à ce détail et nous avons quelques heures plus tard partagé un terrain et un feu de camp au Camping de l'Anse, à l'Anse-Saint-Jean.

Après trois jours en forêt, je me suis gâté un peu au village, avec hot dogs, crème glacée et autres cochonneries inaccessibles en plein bois. Ce n'est pas qu'en ville je me gave tellement de ces choses, mais je me sentais extrémiste! À l'épicerie, j'ai entendu un bulletin de nouvelles à la radio. Tel projet de 1,6 millions $, madame Chose qui a fait ceci, le ministre Machin qui a fait cela... Bôf! Ce genre de soucis semble si insignifiant et futile après quelques jours dans la forêt, à se préoccuper uniquement de besoins primaires tels que se nourrir! Ces besoins pourtant vitaux, dans la routine à haute vélocité de la vie citadine, on n'y porte jamais attention.