Canyonlands

Canyonlands

Canyonlands

Bobby's Hole, Needles District, Canyonlands National Park.

Au Bobby's Hole Campground, j'ai rencontré des gens de Denver vraiment sympas: Tim, qui vient dans les Canyonlands à tous les ans depuis 22 ans, sa fille Chloë et son neveu Mark, qui l'accompagnent depuis 3 ans dans ces expéditions annuelles.

Quand je suis arrivé le soir, ils m'ont accueilli comme un vieil ami, avec un bon petit verre de Jack Daniel's. Leur chaleur ne pouvait mieux tomber, car j'avais besoin d'un peu de réconfort, me sentant un peu perdu dans cette région plus sauvage que je m'y attendais.

Ils m'ont raconté plein d'anecdotes sur leurs expéditions précédentes, où il leur est souvent arrivé d'endommager leurs véhicules dans ces chemins accidentés. Le plus ardu est le district du Maze, où les expéditions s'organisent toujours à deux ou trois véhicules, car ils doivent s'attendre à les briser tellement le chemin est difficile. Les crevaisons y sont assurées et les réserves d'essence doivent être bien calculées!

Ici-même, dans les Needles, ils ont déjà eu de la neige en plein mois de mai, alors qu'ils campaient justement au Bobby's Hole. La terre des chemins s'étant transformée en vase glissante, ils avaient frôlé la mort en dérapant sur 50 m le long d'une falaise abrupte...

En général, les routes sont très difficiles au printemps et durant la saison des pluies (septembre). L'été est habituellement plus chaud et sec et la région moins verdoyante qu'elle ne l'était cette année. Pour eux, il était anormal d'entendre des criquets ce soir là, car il règne normalement un silence absolu.

Pour le retour, ils m'ont conseillé de reprendre par où j'étais venu, car le passage à Elephant Hill, plus en avant dans les Needles, est très difficile. À cet endroit, il vaut mieux être accompagné, afin d'avoir quelqu'un pour guider hors du véhicule. Tant pis, j'ai opté pour la prudence et choisi de revenir en arrière. L'effort n'aura pas été vain pour autant, car j'ai découvert des gens charmants et une région magnifique et sauvage.

Sur le chemin du retour, ils m'ont accompagné pour la portion difficile du parcours et m'ont donné un truc tout simple pour franchir les côtes que je croyais insurmontables: une fois qu'on s'engage dans la montée, il faut y aller à fond jusqu'en haut, la pédale dans le plancher, peu importe les fracas effrayants de roches contre la tôle et les inquiétantes odeurs d'essence et de caoutchouc brûlé. Ça a marché! Bien sûr, il faut tout de même étudier au préalable la trajectoire à emprunter et surtout ne pas oublier d'embrayer sur la plus petite vitesse...