Goosenecks State Park

Goosenecks State Park

Goosenecks State Park

Mon campement, Goosenecks State Park.

Ce matin là, c'était le silence quasi absolu. Pas même le souffle du vent, rien. Seuls des petits grésillements d'insectes rompaient parfois le silence.

La veille fut moins sereine. Le fort vent ne m'a pas aidé à monter la tente et faillit même emporter la toile de pluie... Le sol était trop dur pour mes piquets faiblards, alors j'ai placé des roches dans la tente. Peut-être par excès de prudence, j'avais même attaché la tente au véhicule (orienté de manière à bloquer le vent; c'était d'ailleurs le seul obstacle au vent sur ce terrain dénudé!).

N'étant pas familier avec le désert, je ne savais pas vraiment de quoi il était capable... Tout ce que je savais, c'était que le vent était suffisamment fort pour brasser le véhicule et que je voyais au loin les éclairs d'un orage menaçant... D'ailleurs, les orages semblaient me suivre depuis trois nuits, sans jamais m'attraper.

Après toutes mes précautions, lorsque je m'engouffrai enfin dans la tente pour dormir, le vent tomba...

Ce ne fut pas ma meilleure nuit. J'ai été réveillé à plusieurs reprises par des bourrasques et une fois à cause de la chaleur!

Le matin, j'ai pu voir que de plus audacieux avaient installé leur tente tout au bord du précipice surplombant la rivière San Juan...