Chemin
Chemin
En bifurquant à droite depuis la route 18, un chemin plus étroit mène au village de Kiat Ngong.
À mon arrivée au village de Kiat Ngong, un homme me guida à travers un dédale de petits sentiers, se faufilant entre des maisons qui semblaient avoir été semées au hasard. Le village est disséminé en trois « îlots » de maisons traditionnelles sur pilotis, lesquels sont entourés de rizières desséchées et liés entre eux par aucune « rue » — les gens ici n'ont ni auto, ni moto, ni vélo, ni électricité.
L'homme me conduisit à l'écart du village, là où se trouvaient cinq huttes gérées par la communauté pour héberger les touristes, et juchées sur un promontoir avec vue sur un vaste marécage (plutôt asséché en cette saison) où broutaient buffles et éléphants. Aux huttes se trouvait déjà un autre touriste... un Québécois prénommé David!
La bouffe ici est très « locale », très simple, avec le peu de variété que cela implique. Souvent, les habitants semblent se contenter uniquement de poisson et de riz gluant. Dès mon arrivée aux huttes, on me servit un verre d'eau tirée d'un grand thermos. « Cool! », ais-je pensé naïvement, « Ils utilisent un thermos pour garder l'eau fraîche! ». En fait, même assoiffé, je ne put l'avaler d'un coup sec, car cette eau était en fait bouillante! L'eau, ici, provient d'un puit et, bien que les villageois la boivent directement, elle est bouillie et gardée dans des thermos par sécurité pour les visiteurs. Par ailleurs, cette eau possède naturellement un goût terreux très prononcé!
Le soir, lorsque j'ai demandé du poulet plutôt que du poisson, l'homme en charge de subvenir à nos caprices s'en alla au village et revint avec un poulet vivant, qu'il tua en lui immergeant la tête dans l'eau bouillante. Une roche plate à même le sol servit de planche à découper et j'eus finalement droit à une sorte de soupe terreuse au poulet sans légumes dans laquelle on trouvaient plus d'os que de viande... Évidemment, les poulets laotiens ne sont pas les plus gras!
