Maison coloniale
Maison coloniale
Une maison coloniale française, laissée à l'abandon.
Même si la bouffe asiatique est délicieuse, j'ai beaucoup apprécié la diversité offerte par les restos de Vientiane. Ça me changeait du riz et des nouilles! On retrouve aussi boulangeries, pâtisseries et même une boutique appelée "Vins de France". L'époque du colonialisme français (qui, au Laos, a pris fin en 1953) exerce encore une influence sur la cuisine locale, surtout chez la petite bourgeoisie, une influence sans doute aussi alimentée par la présence d'un important contingent d'étrangers, plusieurs oeuvrant pour l'ONU, des ambassades, ou pour des organismes non gouvernementaux.
J'ai trouvé un charmant resto français, le Vendôme, au menu varié, où j'ai mangé sur un fond de musique de Gainsbourg. Un réel choc culturel après trois mois en Thaïlande! De ma table sur la galerie, j'ai pu observer le ghetto français avoisinant. Le resto et plusieurs maisons voisines semblent appartenir à des expatriés Français, qui paraissent entretenir entre eux des liens serrés, ayant leurs propres services communautaires et leurs propres médecins. Néanmoins, leurs enfants, qui parlent le lao aussi bien que le français, semblaient bien se mêler aux jeunes Laotiens.
À une table voisine, des Laotiens et Français discutaient affaires, en français. Beaucoup de Laotiens éduqués à l'époque de l'occupation française parlent le français couramment. D'ailleurs, communiquer avec des gens de l'endroit sans barrière linguistique de part et d'autre est une expérience déroutante! Les petites librairies sont tout aussi étonnantes, assez bien pourvues de livres en français.
Of course, les jeunes, eux, même s'ils savent tous dire «bonjour monsieur», s'intéressent nettement plus à l'anglais qu'à la langue qui avait été imposée à leurs parents. Ainsi, dans les organismes gouvernementaux, dont les noms sont français, on parle de moins en moins le français.
