Vat In Paeng
Vat In Paeng
La silhouette de la toiture du Vat In Paeng.
J'avais emmené mon vélo à bord du train Bangkok-Nong Khai. Depuis Nong Khai, un pont permet d'enjamber le Mekong qui, ici, sépare la Thaïlande et le Laos.
Toutefois, il semble qu'on ne puisse traverser le pont soi-même que si l'on conduit un engin motorisé. Quelle discrimination! On m'a donc forcé: à prendre le bus, donc à payer le tarif afférent (d'ailleurs plus cher à cause du gros "bagage" que constitue un vélo); à y embarquer le vélo; à attendre le départ dudit bus; à stresser à voir des gens compacter leurs marchandises autour et même sur le vélo; après un trajet d'à peine cinq minutes, à débarquer aux douanes thaïes le vélo enseveli sous les paquets; à attendre le bus suivant (mon visa ayant déjà expiré, je devais passer aux douanes plus que les trois minutes d'arrêt du premier bus); à rembarquer le vélo et les bagages dans un second bus déjà trop plein; puis à re-débarquer le vélo une fois arrivé aux douanes laotiennes, à peine 1300 mètres plus loin, tout juste de l'autre côté du pont... Plus d'une heure trente pour ce qui aurait pris 15 minutes à vélo! Ce système de bus obligatoire pour traverser un simple pont a toutes les allures d'un racket.
Aux douanes laotiennes, il y avait de grands panneaux publicitaires. Même la carte d'arrivée brochée à mon passeport montrait de la pub (de piètre qualité) pour un gros hôtel. Je ne sais pas en ce qui concerne les autres touristes, mais ces gros hôtels de luxe fonctionnant en collusion avec le gouvernement me rebutent totalement.
Les formalités réglées, j'ai pédalé les quelque 20 km nécessaires jusqu'à Vientiane. J'ai vite réalisé que je n'étais plus en Thaïlande: les maisons et même les temples sont significativement plus délabrés qu'à Nong Khai; la route est grugée sur les côtés et envahie par le sable et la poussière, soulevés au passage des véhicules; on roule du côté droit de la route (ça faisait plaisir de renouer avec de vieux réflexes); les panneaux routiers sont parfois rouillés et illisibles, au seuil de la désintégration; et puis y'a beaucoup plus de gens à vélo...
En chemin, il y avait plusieurs opportunités photographiques évidentes, comme ce buffle broutant au milieu d'enfants jouant au soccer, mais avant de sortir mon artillerie, je préfère toujours voir un peu comment les choses fonctionnent dans un nouvel environnement...
