Temple et montagnes

Temple et montagnes

Temple et montagnes

Un temple avec vue sur les montagnes, près de Sai Yok.

Il y a toujours des incertitudes à voyager à vélo. D'abord les cartes et les guides n'ont presque jamais le niveau de détail voulu. Cela a pour conséquence de ne pas toujours savoir d'avance où on pourra dormir, s'il y aura des côtes à gravir, ou même quelle distance il faudra réellement parcourir.

Mes cartes furent particulièrement imprécises ou incomplètes dans la région de Sai Yok. Un cycliste désire habituellement éviter les routes principales, mais aucune de mes cartes ne montrait la petite route liant Muang Sing et Sai Yok (que j'avais néanmoins empruntée, sans être certain qu'elle m'amènerait à destination). La carte de mon guide touristique était bourrée d'erreurs: la ville de Sai Yok y était située du mauvais côté de la rivière, la route reliant Sai Yok à la route 323 paraissait avoir 10 km plutôt que les 5 km réels. Quelques jours plus tard, j'ai aussi constaté que Hellfire Pass était en réalité située avant le parc national de Sai Yok (alors que mon guide montrait le contraire), tandis que je devais prévoir 25 km de marge d'erreur pour estimer la distance de l'entrée du parc national, nulle part indiquée précisément.

Les guides touristiques sont bien sûr incomplets au niveau des possibilité d'hébergement. Aucun ne mentionnait les possibilités que j'ai trouvées à Sai Yok et près des chutes de Sai Yok Noi, où on retrouve quelques endroits très austères, mais aussi des accommodations de luxe.

Côté bouffe, il est également difficile d'estimer ce qu'on pourra trouver sur une route inconnue. Par conséquent, je transportais toujours quelques grignotines et surtout beaucoup d'eau. Manquer d'eau par ce climat pourrait très bien avoir des conséquences graves. À ce sujet, entre Kanchanaburi et le parc national de Sai Yok, j'ai constaté que l'approvisionnement n'était pas un problème, puisqu'il y avait au moins un vendeur de riz ou de nouilles au plus à tous les 10 km. Et certains sont excellents! Dans un petit resto (en réalité un simple abri de bambou joliment aménagé) entre Kanchanaburi et Muang Sing, l'homme qui parlait bien l'anglais m'avait offert hot-dog, spaghetti... Comme si les farangs ne mangeaient que ça! J'avais alors précisé vouloir de la bouffe thaïe, n'importe laquelle, sa favorite, et il m'avait ainsi servi une tom yam kung, un classique de la cuisine thaïe, une soupe aux crevettes qui fut divine!