Campement
Campement
Mon campement avec tente-hamac, dans le parc national du Phu Hin Rong Kla.
À peine quelques minutes après avoir installé ma tente-hamac sur le terrain de camping, un groupe de jeunes bruyants est venu s'installer tout près. Puis deux gais un peu trop insistants sont venus me harceler, au point où j'ai dû les engueuler fermement pour qu'ils me foutent la paix. Belle nuit en perspective... Le temps semblait vouloir se gâter et je me suis pris à souhaiter de la pluie, ce qui calmerait sans doute à la fois les jeunes bruyants et les gais trop collants...
Il y eût un peu de pluie lorsque vint le temps de dormir, mais à mesure qu'elle s'estompait le bruit provenant de mes voisins augmentait... La pluie arrêta complètement, l'alcool coula à flot et ils firent la fête toute la nuit durant, avec tout ce qui vient avec: guitares, chants, applaudissements, cris (parfois même appuyés par des porte-voix), balades à moto, vômissements. J'ai même entendu les deux gais en état d'ébriété avancé faire quelque allusion au farang alors qu'ils passaient tout près de ma tente, ce qui a gravement troublé mon sommeil... À 5h55, j'ai mis un terme définitif à mon sommeil intermittent. J'avais initialement prévu me lever vers cinq heures, mais ce plan avait supposé une vraie nuit de sommeil!
Honnêtement, pour qui veut communier avec la nature, il faut éviter la Thaïlande! Le Thaïlandais moyen est incapable de faire une activité autrement qu'en groupe (rarement moins de cinq personnes jasant sans répit) et ne va pas dans un parc national pour admirer la nature en paix, mais pour en rapporter quelques jolies photos de groupe et faire la fête. Il est bien difficile de trouver le silence dans ce pays! Même au coeur d'une réserve natuelle, s'il y a d'autres humains à proximité, il s'en trouvera un ayant apporté un système de son ou une machine à karaoké.
Les jours de semaine, on est parfois chanceux, comme je l'ai été au parc national du Phu Reua, mais les fins de semaines (surtout celles jointes à un jour férié), les parcs nationaux sont infréquentables pour qui cherche la tranquilité.
Pour les Thaïs, je ne suis pas tant un extra-terrestre parce que je voyage à vélo jusque sur une montagne, mais parce que je le fais en solitaire! Pour eux, la vie est sociale ou elle n'est pas. Et si seulement ils savaient à quel point, en forêt, je préfère être seul!
