Dans les nuages

Dans les nuages

Dans les nuages

En fin de journée, la brume s'est empressée d'envelopper le sommet du Phu Hin Rong Kla.

Vers 17 heures, j'ai presque atteint la cime du Phu Hin Rong Kla, après près de six heures de labeur — incluant les pauses à chaque lacet — pour gravir les derniers pauvres petits 13 kilomètres. Il était déjà tard mais il me restait encore 30 km à parcourir jusqu'au terrain de camping. En outre, la brume s'est levée, la température a rapidement baissé et la pluie s'est mise à tomber...

Il y avait un poste de garde juste avant le sommet de la montagne et les hommes eurent l'amabilité de m'accueillir dans leur demeure. Initialement, je devais camper tout près avec ma tente, mais quand la pluie s'est intensifiée ils m'ont ouvert la chambre d'un collègue temporairement absent. Fourbu comme je l'étais, le confort d'un lit fut fort apprécié!

Ce court séjour dans leur univers me procura un aperçu de la vie modeste de garde forestier en Thaïlande. La ville de Lom Sak n'est qu'à une quarantaine de kilomètres, mais paraît bien plus lointaine. Entre la guérite et la maison, près d'un ruisseau, un pavillon sert de cuisine en plein air, où on cuit les aliments sur un petit feu braisé de briquettes de charbon. Le soir, une génératrice alimente l'éclairage et, à l'occasion, une radio, mais on ne subit ni télé, ni karaoké! Dans la maison, chaque garde a une chambre étroite dont le lit occupe pratiquement tout l'espace. Quant à la douche, elle se prend à la thaïe, soit au seau d'eau, avec une eau très froide le matin!

Lors des longues heures passées dans la guérite, les hommes lisent, rigolent et maintiennent un contact radio avec le QG.