Hôtel
Hôtel
La porte de ma chambre à Dan Sai avec, à gauche, des calendrier de Leurs Majestés la Reine et le Roi de Thaïlande et, à droite, des calendriers de pin up... Malgré ces curieuses apparences, l'établissement s'est révélé respectable!
Pour les extraits sonores ci-dessous, augmentez le volume généreusement pour un rendu plus fidèle à la réalité!
Voilà des jours, depuis que j'ai quitté Nong Khai, que je vois et surtout entend des jeunes faire claquer des pétards quotidiennement, dans chaque village. À Dan Sai, j'ai élu domicile dans une sorte de motel dont les chambres donnaient sur un monastère. À l'encontre des traditions de calme et de méditation attendues de ce voisin, la cour du temple semblait très prisée pour faire exploser des pétards. Même les moines participaient au vacarme!
Jusque-là, j'avais crû naïvement à un jeu bêtement populaire dans ce coin de pays, alors qu'il s'agissait en fait de la célébration de la fin du carême bouddhique (période que les bonzes consacrent à l'étude et à la méditation), une fête importante dans tout le pays et culminant ce soir même, soir de pleine lune!
La pétarade s'intensifie à mesure que la journée passe. Vers 20 heures, une balade sur l'artère principale de Dan Sai est certainement nocive pour l'ouïe! À cette heure, le stock de pétards ne paraît pas en voie d'être épuisé, malgré trois heures de pétarade intensive.
C'est assez fou... À chaque maison brillent des dizaines de bougies, pendant que tout le monde est sur la rue à allumer ou faire claquer des pétards. Tous y participent, du nouveau-né au p'tit vieux! Les jeunes filles se bouchent les oreilles tandis que les garçons s'exaltent de joie devant les explosifs les plus sonores. Toutes les merveilles de la pyrotechnie se font entendre: petits pétards pétaradants, gros pétards bruyants, moyens pétards fumants, pétards sifflants. Des fusées inquiétantes sont allumées dans un tuyau court et décollent incontrôlables dans une direction quasi-aléatoire. Parfois, l'une va zigzaguer dans des fils électriques passant au-dessus de la rue, pour aussitôt s'en retourner plein gaz d'où elle vient, ce qui fait bien rigoler tout le monde...
