Phitsanulok

Phitsanulok

Phitsanulok

Tôt le matin à Phitsanulok, près du Wat Yai.

Après un petit séjour à Bangkok, je suis retourné à Phitsanulok pour reprendre la route là où je l'avais laissée. J'ai voyagé avec le train de nuit, me réveillant inquiet à toutes les heures, puis, à partir de quatre heures, à toutes les dix minutes, par crainte de manquer l'arrêt à Phitsanulok... Ma couchette étant dépourvue de fenêtre, il était impossible de voir dehors les panneaux identifiant les nombreuses gares où le train s'arrêtait, tandis que l'annonce des arrêts en thaï ne m'était pas toujours compréhensible...

Vers cinq heures, le réveil à Phitsanulok fut brutal: j'ai dû courir de l'avant-dernier wagon (où j'avais pris place), jusqu'au wagon à bagages, situé tout juste derrière la locomotive, afin de réclamer mon vélo avant que le train ne reparte... Étonnant comme ces trains peuvent être longs!

Alors que le convoi se met déjà en branle, un agent du wagon à bagages me dit d'attendre sur le quai... Pour me rassurer je me dis qu'ils doivent avoir une manoeuvre à faire, qu'il me donneront le vélo après... Le sourire de l'homme s'éloigne avec le train, tandis que, à la même vitesse croissante, mon propre sourire se transforme en bouche bée. Quand le dernier wagon défile à grande allure devant moi, le convoi est, de toute évidence, lancé jusqu'à la prochaine gare! Ah! Mais c'est à ce même instant que j'ai le bonheur de découvrir qu'ils avaient gentiment déposé le vélo... l'autre côté de la rame!