Wat Thammikaram
Wat Thammikaram
Le Wat Thammikaram, au sommet du Khao Chong Krajok.
Ce matin-là, la douche froide ne me tentait pas beaucoup! (Ici, l'eau chaude n'est disponible que dans les chambres de luxe). Avant même de la prendre, j'étais déjà frissonnant. Les deux jours précédents, j'étais affaibli par de la fièvre et des maux de tête.
Malgré beaucoup de repos, ma température a atteint 39°C, alors j'ai commencé à m'inquiéter. Bii, un employé de l'hôtel arborant une "coupe Longueuil", m'a transporté à l'hôpital Thonburi Khirikhan, sur sa moto. L'hôpital en était un de rêve, surprenant pour une si petite ville. Il n'y avait là aucune file d'attente, ni même aucun malade en vue (peut-être les "locaux" n'ont-ils pas les moyens de se payer les soins?). C'était paisible comme une maison de campagne et les infirmières étaient si gentilles et ravissantes qu'elles donnaient presqu'envie d'y faire un séjour. Elles portaient toutes un costume blanc très "années 50", avec le petit chapeau classique d'infirmière de l'époque. La communication avec l'infirmière et le médecin n'était pas des plus fluides, mais on finissait par se comprendre. Bii aidait parfois aussi, et j'avais pris soin d'apporter mon phrasebook, qui se révéla enfin utile.
Finalement, on m'a prescrit des antibiotiques pour une infection à la gorge, vraisemblablement causée par la bouffe. J'ai aussitôt soupçonné cette soupe glacée prise à Ao Noi, dans ce fameux pub à l'hygiène discutable.
Pour deux ou trois jours, je n'ai eu aucune énergie le matin et cela exigeait un grand effort pour bêtement sortir manger, dehors sous cette habituelle chaleur écrasante. Tout cela pour une pauvre petite infection à la gorge? Sans un médecin, je ne m'en serais jamais douté, car je ne ressentais rien de particulier à ce niveau. J'espérais ne pas avoir un autre problème que le médecin n'aurait pas vu. Peut-être une carence en corn flakes, me suis-je dis...
